Revue de presse mise à jour le 16.04.2012 à 8h25


« Oissel enfonce Eu » – www.paris-normandie.fr

Dans le match de la « mort » qui opposait samedi après-midi deux équipes normandes en quête de points pour leur maintien en CFA 2, c’est finalement le CMS Oissel qui a réalisé la bonne opération en s’imposant devant le Eu FC (3-2). « Je suis au pied de l’Everest, et je crois que je vais y rester. On ne mérite pas mieux », déclarait à la fin du match le président eudois Anthony Allart, entré en jeu à la pointe de l’attaque à la 70e en remplacement de Rogin. Malgré ses efforts et ceux de ses protégés, les visiteurs s’inclineront face à des banlieusards rouennais entreprenants dès le coup d’envoi, au point de disposer de trois buts d’avance peu après la demi-heure de jeu (3-0, 38e). Mais très fébriles, beaucoup trop par la suite, ce dont profiteront les hommes de Joël Guillaumé pour réduire l’écart au tableau d’affichage, sans refaire entièrement leur handicap. « On a commencé à jouer lorsqu’on se retrouve à 3-0, analyse le milieu de terrain eudois Fabien Houlé. Quand on commet trop d’erreurs défensives, cela devient difficile de gagner. »

« Pas le niveau CFA 2 »
Et d’ajouter dans un élan d’insouciance, « le maintien va être difficile à obtenir, mais on se battra jusqu’au bout. Je veux encore y croire. » Une insouciance selon le tacticien eudois : « Je leur ai dit à la mi-temps, qu’ils n’avaient pas le niveau du CFA 2. »
Dans le camp des vainqueurs, personne n’ose fanfaronner après ce succès obtenu laborieusement. Y compris Samuel Ojong, auteur d’un doublé. « On n’a pas fait un grand match, mais on assure l’essentiel en s’adjugeant les quatre points de la victoire. » Propos partagé avant la douche dans le vestiaire par Georges Ngoumé, le capitaine osselien. « C’était un match à 8 points et celui qui gagnait avait le droit de croire au maintien. C’était comme on le dit dans ces cas-là, malheur au vaincu. Maintenant, il ne faut pas s’enflammer. Certes, cette victoire va nous donner du « peps » (sic) pour la suite, mais le maintien passera obligatoirement dans les semaines à venir par des victoires à domicile. »
Aujourd’hui, les banlieusards rouennais ne sont toujours pas tirés d’affaire. Treizièmes à sept journées de la fin du championnat, devancés au goal-average par Gravelines et… Issy-les-Moulineaux où ils se rendront samedi avant un nouveau déplacement à Gravelines le 6 mai prochain.
CLAUDE SéVENO

«  »Ce serait injuste » » – www.paris-normandie.fr

Le derby de Seine-Maritime a tourné en faveur de Oissel aux dépens de Eu.

OISSEL (Seine-Maritime). Assis dans la tribune, ne cessant d’encourager ou à l’inverse de critiquer ses protégés, Jean Degenaers, le président du CMS Oissel y va de son commentaire envers ses voisins à cinq minutes du coup de sifflet final. « Cet après-midi, je n’ai pas assisté à un match de CFA 2, et pour cause. Nous avons trois ou quatre titulaires sur la touche, blessés ou suspendus » (Ndlr : Lequang, Coquio, Lebourg, Mauger). Pourtant, la partie démarre sous les meilleurs auspices pour les locaux. Le tableau d’affichage lumineux, en panne depuis plusieurs mois, mais réparé durant la semaine, affiche moins de cinq minutes quand Ojong lancé dans la profondeur par Mainemare trompe la vigilance de Bouchard en expédiant le ballon au fond des filets dans un trou de souris (1-0). Une entrée en matière idéale pour les hommes d’Abdel Zamrat.

Ce même Ojong, parti de la moitié du terrain, se retrouve dans une position rêvée pour inscrire un doublé, mais son tir trop croisé rate la cible (6e). Sans forcer leur talent, les banlieusards rouennais s’installent dans le camp des Eudois tétanisés par l’importance de l’enjeu. « On savait que le perdant se dirigerait pratiquement à l’étage inférieur alors que le vainqueur se donnait le droit d’espérer au maintien » déclarait à la fin de la partie Georges Ngoumé, le capitaine du CMSO. Dix minutes après l’ouverture du score, les Osseliens en remettent une couche. A la réception d’un corner tiré par Devassy et après un cafouillage dans la surface eudoise, Ngoumé parvient à expédier le cuir dans la cage défendue par Bouchard (2-0).

A ce moment du match la messe semble dite, d’autant qu’avant de regagner les vestiaires à la pause, les Osseliens bénéficient d’un penalty peu évident pour une poussette de Kaga sur Ngoumé. Sans trembler, Ojong met son équipe sur orbite, à l’abri en transformant la sanction suprême (3-0). A l’abri, du moins le croit-on dans le rang des locaux. Car deux minutes plus tard, au terme d’une superbe action collective des visiteurs, initiée par Bobinet, puis relayée par Pallier, le centre en retrait de ce dernier parvient à Affagard qui réduit l’écart (3-1). Dans la foulée, il faut tout le talent de Lacaille pour détourner en corner un tir au ras du sol de Maillard (43e). Dès le retour des vestiaires, les visiteurs ne tardent pas à exploiter la fébrilité de leurs hôtes.

Une faute de Mignot est sanctionnée par un coup-franc aux abords de la surface de réparation. D’une frappe enroulée du pied gauche, Ben Zdira se fait une joie d’ajouter le deuxième but de son équipe (3-2). Dans une seconde période pouvant basculer d’un côté comme de l’autre, aucun autre but ne sera marqué jusqu’au coup de sifflet final. Oissel s’offre un bol d’oxygène, tandis que le Eu FC doit désormais lorgner vers la DH. « Je l’ai dit à mes joueurs à la mi-temps » confie Joël Guillaumé, le tacticien eudois, « ils n’ont pas le niveau du CFA 2. »

La fiche technique

A OISSEL, OISSEL BAT EU 3 À 2 (3-1)
Arbitre : M. Richard. Spectateurs : 100.
Buts pour Oissel : Ojong (4e, 38e sp), Ngoumé (16e) ; pour Eu : Affagard (40e), Ben Zdira (51e).
Avertissements à Oissel : Ngoumé (90e+3) ; à Eu : Rogin (60e), Bouchard (85e), Bobinet (90e+2).
CMS OISSEL : Lacaille – Lederne, Sarhane, Delesques, Mignot – Devassy, Ma. Abdelmoula, Mainemare – Ngoumé (cap), Ojong puis Hammoujite (70e), Tilouta puis Emmanuel (82e).
Entraîneur : Abdel Zamrat.
EU FC : Bouchard – Pallier, Bertin (cap), Ben Zdira, Kaga – Affagard, Rogin puis Allart (70e), Houlé – Maillard, Bobinet, Caillet puis Godard (82e).
Entraîneur : Joël Guillaumé.

CLAUDE SEVENO