« Horlaville a montré la voie à Quevilly » – www.20minutes.fr

Football Avec le club normand, cet ancien international a terrassé l’OL en Coupe de France en 1968

Battre l’OL en Coupe de France, c’est un exploit que l’US Quevilly a déjà réalisé par le passé. Mais on vous parle d’un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître. Le club normand a en effet signé cette performance en 1968, lors d’un 8e de finale disputé à Amiens (1-0). L’OL était alors tenant du trophée et comptait notamment dans ses rangs Fleury Di Nallo, le petit prince de Gerland, mais aussi Angel Rambert et André Guy qui avait vu sa dernière tentative stoppée sur la ligne par le gardien quevillais. « Ce jour-là, les Lyonnais n’avaient pas été très adroits, témoigne Daniel Horlaville, auteur du seul but de la rencontre. A la fin du match, ce fut du délire. Il faut dire qu’à l’époque, c’était beaucoup plus difficile pour un club amateur d’éliminer une équipe de première division. Aujourd’hui, les joueurs de Quevilly sont plus à l’aise techniquement et sont guidés par un entraîneur qui effectue les bons choix. »

« L’OL n’est pas brillant »
Daniel Horlaville, dont l’épopée en Coupe de France avec Quevilly s’est achevée en demi-finale face à Bordeaux (2-1 a.p.), est convaincu que la formation de Régis Brouard peut aller au bout de son aventure. « Surtout si l’équipe réussie à passer le premier quart d’heure sans encombre. J’ai eu l’occasion de voir son match contre l’OM qui s’est fait marcher dessus et j’ai été enthousiasmé par la demi-finale contre Rennes. J’ai eu du mal à croire à sa qualification, même si elle est amplement méritée. Maintenant, elle a ses chances, d’autant que l’OL n’est pas brillant en ce moment », estime cet ancien milieu offensif qui a la particularité d’avoir été le seul joueur amateur à avoir été sélectionné en équipe de France. Aujourd’hui âgé de 66 ans, Daniel Horlaville n’a pas coupé avec le milieu du football puisqu’il fait partie du staff technique du CMS Oissel, un club de CFA 2 situé à une dizaine de kilomètres de Quevilly. « Nous jouons d’ailleurs un match important samedi après-midi. Mais je vais quand même essayer de m’organiser pour me rendre au Stade de France afin d’assister à cette finale. » Pas sûr effectivement que l’occasion se représente de sitôt.
Stéphane Marteau