«Football/Ligue 2 : Saint-Ruf, des pelouses d’Oissel au stade Bollaert» – www.paris-normandie.fr

Ligue 2

Il marche sur les pas de Christophe Horlaville, de Grégory Tafforeau, de Mathieu Louis-Jean ou encore de Fayçal Fajr, tous passés par le CMS Oissel durant leur jeunesse avant de parapher un contrat de footballeur professionnel.
A 19 ans, il est né le 24 octobre 1992, la carrière de Nicolas Saint-Ruf prend un nouveau virage. Le natif de Rouen vient en effet de signer un contrat pro pour une durée de trois ans avec le RC Lens. Dirigé par Olivier Tanchon avec les débutants du CMSO, sous les ordres d’Eric Vanhille et Samuel Jourdaine dans la catégorie des poussins et enfin par Abdel Zamrat en benjamins, le fils d’Alain, le secrétaire du CMS Oissel, avait déjà rejoint le club nordiste dès l’âge de douze ans. « En participant à un stage de détection à Bois-Guillaume, j’ai été repéré par les recruteurs lensois. Quelques jours plus tard mes parents recevaient une lettre recommandée indiquant que j’étais retenu pour faire la pré-formation au RCL. »

« Il voulait jouer attaquant »
De sa période dans la banlieue de Rouen, son ancien éducateur se souvient. « Je n’imaginais pas qu’il deviendrait professionnel. On ne sait jamais si un joueur va éclater au plus haut niveau, admet Samuel Jourdaine, mais il était cependant techniquement au-dessus de ses coéquipiers. A 10 ans, il sentait le football, il savait se positionner sur un terrain et cela dans n’importe quelles circonstances. C’est moi qui ai jugé qu’il ferait un bon défenseur, lui qui boudait souvent car il voulait jouer attaquant. C’est le seul de la génération que j’ai entraînée qui a réussi à franchir les portes du monde pro. »
Boudeur, le jeune Saint-Ruf ? « C’est vrai, Je ronchonnais car quand j’ai débuté à Oissel, je jouais devant. » Aujourd’hui, le solide défenseur d’1,86 m pour 81 kg, qui a déjà pris part à un match de Ligue 2 la saison passée, lors de l’ultime journée de championnat contre le Stade de Reims (1-1) récolte les fruits de son travail, affirme son père. « Athlétiquement et techniquement il est très bon. Très fort également au marquage sur l’adversaire. J’ai pu mesurer sa progression en assistant pratiquement à tous ses matches avec les U19 puis avec le groupe du CFA. »
Dans quelques semaines, Nicolas Saint-Ruf foulera pour la première fois de sa jeune carrière la pelouse du stade Bollaert. Pour son plus grand bonheur. « L’an dernier, j’aurais pu le faire en Gambardella, mais j’avais dû déclarer forfait car je m’étais cassé le bras. » Quant au club de ses débuts, le défenseur avoue suivre avec intérêt ses résultats. « Grâce à mon père, je suis au courant de tout ce qui se passe là-bas. »

C. S.