«Prendre du plaisir avant tout» – www.paris-normandie.fr

A bientôt 34 ans, il les fêtera jour pour jour dans un mois exactement, le 10octobre prochain, Florian Coquio conserve intact, l’instinct de la finition devant le but adverse. Samedi, face à son club formateur du Racing Colombes 92, il l’a encore démontré en ouvrant le score, mettant ainsi son équipe en orbite sur la voie d’un troisième succès consécutif (2-1) en championnat.

Vous débloquez le tableau d’affichage ainsi que votre compteur personnel. Pouvez-vous raconter en détail votre premier but de la saison ?
Florian Coquio: «L’action part sur le côté gauche avec un débordement d’Ismaël (Diack). Il trouve ensuite un relais avec Mozart (Surville) avant de centrer. Je me retrouve à la réception du centre au second poteau, mais avec un ballon qui rebondit juste devant moi. Car il faut savoir que notre terrain recèle de pièges comme celui-là. Aussi au lieu de le reprendre de volée, je le contrôle par sécurité de la cuisse puis j’ouvre mon pied pour assurer le coup et le mettre au fond.»

Vous êtes-vous fixé un nombre de buts à marquer cette saison, histoire d’améliorer votre record de 6 réalisations réussies sous les couleurs du CMSO lors de la saison 2010-2011 ?
«Le plus important n’est pas ma réussite personnelle mais celle de l’équipe. Je veux avant tout prendre du plaisir comme on en prend tous depuis le début du championnat et dans un très bon état d’esprit. En fait, tout le monde travaille pour le bien du groupe et nos efforts aussi bien en matches ou aux entraînements sont logiquement récompensés.»

En seconde période, l’équipe a semblé émoussée, pour reculer devant le but de Mathieu Lacaille, laissant le Racing prendre l’initiative du jeu. Avez-vous douté à ce moment, notamment quand le Racing réduit l’écart ?
«J’ai trouvé la chaleur pesante pour moi. Je pense qu’il en était de même pour mes coéquipiers. Au final, il faut retenir avant tout les 4 points supplémentaires et notre prestation encourageante. On poursuit notre marche en avant sur une dynamique positive.»

Quel regard avez-vous porté sur votre club formateur ?
«Il a totalement changé par rapport à la période durant laquelle j’étais licencié. A l’époque, il y avait une culture du Racing, une façon de jouer pour ce club mythique qui reste d’ailleurs toujours un grand club. Le but qu’ils marquent aujourd’hui (samedi) au terme d’une action collective à une touche de balle est l’image type du Racing que j’ai connu à la belle époque. Aujourd’hui, ils sont au fond du trou mais je reste persuadé qu’ils vont sortir la tête hors de l’eau.»

PROPOS RECUEILLIS PAR C.S.