«Oissel sans trembler» – www.paris-normandie.fr

FOOTBALL.Coupe de France (4e tour) Logiquement, le CMS Oissel s’est imposé hier après-midi (2-0) face à des Sébasmorsentins très courageux.

En confiance totale après un début de championnat sans faute (3v, 1n), les Osseliens ont poursuivi leur série victorieuse lors de ce 4e tour de Coupe de France en s’imposant à Saint- Sébastien-de-Morsent. Les Seinomarins entament la partie tambour battant. Devant un public entièrement acquis à la cause des locaux, ces derniers n’ont que leur courage à opposer à la supériorité tactico-technique des protégés d’Abdel Zamrat, gênés il est vrai par une pelouse bosselée sur toute la superficie du terrain. « On peut tout faire sur ce terrain, sauf du football », confiera le tacticien du CMSO. Malgré cela, la formation du CFA 2 ne tarde pas à trouver le chemin des filets. Libre de tout marquage, à 25 mètres de la cage euroise, Florian Coquio prend son temps pour armer une frappe puissante du pied gauche. Le ballon termine sa course au ras du poteau droit de Levilain, le dernier rempart des Sébasmorsentins (0-1, 19e).

Trop de gaspillage
Après l’ouverture du score, la suite du match est à sens unique. Et c’est par un réel miracle que le tableau d’affichage ne bougera pas jusqu’à la pause compte tenu des innombrables occasions à porter au crédit des Osseliens. Pêle-mêle, une tête de Travailleur, sur un service de Lequang, dans les bras du portier adverse (25e), deux tirs successifs de Coquio puis Abdelmoula (30e) repoussés par le goal et un défenseur des « Blanc » ayant troqué pour l’occasion leurs maillots verts pour la tenue blanche des partenaires de l’épreuve.
Au retour des vestiaires, les Osseliens gaspilleront un nombre incalculables de ballons. Tour à tour Coquio (68e 83e, 84e), Mauger (88e) pour ne citer que les plus franches trouveront la barre, manqueront le cadre ou bien encore buteront sur un Levilain en grande forme. Heureusement, Surville, sur un centre de Diack, avait permis à son équipe de se mettre à l’abri (0-2, 63e). « J’ai une équipe jeune qui doit encore apprendre », dira Mehdi Benmalek, le coach des banlieusards ébroïciens. « Je suis satisfait car nous n’avons pas pris une valise comme je le redoutais et je remercie sincèrement nos adversaires qui ne nous ont pas pris à la légère mais qui en revanche nous ont respectés. » Au point d’offrir la part de la recette censée leur revenir aux dirigeants locaux.

C. S.