«Oissel en toute tranquillité» – www.paris-normandie.fr

Coupe de France (5e tour) Mis en garde après les déboires des Quevillais à Evreux la veille, les Osseliens se sont qualifiés en toute logique pour le 6e tour de la Coupe de France.

Dès le coup d’envoi, ils entament la partie sans laisser le moindre pouce de terrain à leurs hôtes, quadrillant ainsi toute la surface de jeu. « C’était la consigne donnée aux joueurs », explique Abdel Zamrat, l’entraîneur du CMSO. « Exercer un pressing très haut sur nos adversaires, les empêcher de produire du jeu et mettre de la vitesse dans le nôtre. » Si bien, que les coéquipiers de Tchiamas imposent leur loi sur la pelouse du parc des Cosmonautes.
Le chronomètre tourne depuis moins de dix minutes quand Surville lancé par Lebourg trouve Couder sur son chemin. Première alerte pour les hommes de Vincent Brunel. Un avertissement sans frais. Ces derniers résistent tant bien que mal aux banderilles posées successivement par Ngoumé (19e), Coquio (22e), Surville (23e, 26e) mais finissent par céder sur les coups de boutoir à répétition d’une formation très entreprenante. A la tombée d’un coup de pied arrêté tiré dans l’axe par Lebourg et consécutif à une faute sur Mainemare à trente mètres de la cage défendue par Couder, Delesques monté aux avant-postes expédie d’une tête décroisée le ballon au fond des filets (0-1).

Les Bois-Guillaumais spectateurs
Le plus dur est fait pour l’ogre qui dévore petit à petit des Bois-Guillaumais beaucoup trop timorés. « On a vu nos limites, et on sait dans quels domaines on doit encore progresser », dira à la fin du match Vincent Brunel, le tacticien du FUSCB. « Techniquement, tactiquement et physiquement, ils nous étaient supérieurs. Je ne sais pas si l’absence de Christophe Sorrentino nous a été préjudiciable, mais il aurait pu donner une impulsion à cette équipe qui a trop respecté l’adversaire. » Simples spectateurs au lieu d’être de véritables acteurs, les Bois-Guillaumais encaissent un second but à la demi-heure de jeu. Œuvre de Lebourg d’une frappe sèche et puissante de Lebourg des 30 mètres et qui se loge au ras du sol du montant droit de Couder (0-2).
La deuxième période sera une simple formalité pour les Osseliens qui se contenteront de gérer leur avance au tableau d’affichage avant d’alourdir la note par l’intermédiaire de Surville auteur d’un boulet de canon en dépit de la parade de Couder (0-3). Mercredi soir, comme tous les clubs encore en lice, les hommes du président Jean Degenaers connaîtront leur futur adversaire du 6e tour.
C. S.