« Oissel y croit très fort ! » – www.paris-normandie.fr

Auteurs, à l’inverse des Rouennais, d’un excellent début de saison, les Osseliens, 3e du groupe B de CFA 2, accueillent, cet après-midi, le FC Rouen en pleine confiance et avec de hautes ambitions. Les banlieusards rouennais croient en leurs chances et ne le cachent pas. « La Coupe est une compétition différente du championnat. Tout est possible. Rouen a l’expérience et les qualités individuelles pour lui mais, sur un match, c’est du 50-50, affirme Abdel Zamrat, le coach osselien. On a tout à gagner sur ce match. A nous de saisir notre chance. »

Face à des Rouennais en pleine crise de confiance, Oissel a donc prévu, dixit son entraîneur, « de jouer les coups à fonds. On ne sera pas là pour les regarder jouer. J’ai senti les gars très concentrés et très appliqués cette semaine à l’entraînement. On a une équipe compétitive et on va mettre toutes les chances de notre côté. Le FCR est une équipe qu’on connaît bien. On sait leurs forces et leurs faiblesses. On va essayer de jouer sur ces dernières. Je pense qu’on est armé pour le faire. » Le début de saison réussi des Osseliens tend à le confirmer. « On fait de bonnes choses, c’est vrai, mais sur un tel match, tout se jouera sur les détails. Il faudra qu’on soit capable d’être à 120 %. En tout cas, je promets aux gens qui se déplaceront demain (aujourd’hui) un grand match. » Le FCR est prévenu, Oissel ne lui fera pas de cadeaux.
M. R.

« Le FCR est obligé de réagir » – www.paris-normandie.fr

Coupe de France En perdant à Cherbourg (4-3), le FC Rouen est devenu relégable en National. A Oissel (CFA2), cet après-midi en Coupe de France, les Rouennais ont obligation de réagir.

Il ne manquerait plus que ça. Que le FC Rouen quitte la Coupe de France par la petite porte. Cela serait une sorte de cerise sur le gâteau déjà bien peu digeste que sert le club rouennais depuis quelques semaines. L’ingrédient de trop. Celui qui mènerait à la crise de foie puis à la crise de nerfs. Entre une situation financière préoccupante qui pourrait leur valoir un retrait de point lors du passage devant la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) en décembre et une situation sportive tout aussi peu reluisante puisqu’ils n’ont plus gagné en championnat depuis 7 matches et sont, depuis le week-end dernier et leur défaite à Cherbourg (4-3), relégables, les Diables rouges n’ont pas le choix. S’ils veulent sortir – un peu – la tête de l’eau, les protégés de Didier Ollé- Nicolle doivent l’emporter cet après-midi à Oissel (CFA 2) lors du 6e tour de Coupe de France. Une tâche a priori dans leurs cordes mais qui, compte tenu de leur très mauvaise passe actuelle, paraît bien plus ardue qu’on veut bien le croire.

Pas le droit à l’erreur

« Cela ne sera pas un match facile, reconnaît Damien Da Silva, le capitaine. D’autant moins que beaucoup de monde attend qu’on chute. On n’a pas le droit à l’erreur. » Depuis bientôt deux mois, le FCR se l’est en effet accordé bien trop souvent, multipliant les bourdes, les contre-performances et même les claques sur terrain adverse (13 buts encaissés lors de ses 3 derniers déplacements), pour que le court déplacement de cet après-midi ressemble à une formalité. Les Diables rouges en sont conscients. « Tout le monde attend beaucoup mieux de nous. On le sait. Il y a d’ailleurs eu un débriefing entre nous cette semaine, raconte Pierre Vignaud, le latéral gauche. On sait qu’il faut qu’on retrouve de l’unité. Ce n’est pas que le groupe s’était disloqué mais, sur le terrain, il n’y avait plus la même solidarité. Il y a eu une vraie prise de conscience de tout le monde. J’espère que cela va se retranscrire sur la pelouse. »

Son capitaine en est persuadé. « On sait qu’il y a des trucs qui ne vont pas mais je ne sens aucun mec qui ait lâché, explique Damien Da Silva. Je n’ai pas de doute sur le fait qu’on va gagner ce week-end. Je pensais, après Fécamp (0-4), qu’on allait repartir du bon pied à Cherbourg mais ce qu’on n’a pas réussi là-bas, il va falloir le faire à Oissel. Il va falloir agir et ne plus réagir. » Ne pas laisser Oissel prendre les devants au score en d’autres termes. « Il ne faut pas laisser l’adversaire prendre confiance, confirme Pierre Vignaud. A nous de prendre nos responsabilités et de faire les choses bien. » D’évacuer aussi au plus vite le doute qui s’est fatalement insinué dans les têtes depuis le début de cette très mauvaise série. Une partie de la semaine a donc été consacrée à la discussion. « J’ai vu les joueurs de manière individuelle, confirme Didier Ollé-Nicolle. Dans ces moments-là, il faut écouter le ressenti de chacun et s’appuyer dessus. Cela a été très enrichissant. » Selon le technicien, il en est ressorti « qu’en période de crise de confiance, tout le monde cherche à se sécuriser. On a donc repris les bases de A à Z pour que tout le monde sache bien ce qu’il a à faire. Je veux aussi que les joueurs sentent la confiance que j’ai en eux. » A eux, maintenant, de la lui rendre.
M. R.