« Oissel n’avance plus » – www.paris-normandie.fr

Les Osseliens font du sur-place. Leur dernière victoire en championnat remonte au samedi 8 septembre au stade Marcel-Billard devant le Racing Colombes 92 (2-1). Depuis cette date, depuis deux mois donc, les protégés d’Abdel Zamrat n’ont pas été en mesure de faire fructifier un début de saison flamboyant illustré par trois succès de suite aux dépens de l’Entente Sannois/Saint-Gratien, l’actuel leader, à Beauvais et enfin contre le Racing Colombes. Hier après-midi, sous une pluie battante, c’est la formation de Noisy-le-Sec qui est venue leur infliger un véritable camouflet, leur donner également une véritable leçon de réalisme.

Après une minute de silence observée avant le coup d’envoi à la mémoire d’André Mauger, père de Yohann, le milieu de terrain du CMSO, les premières banderilles sont posées par les Franciliens. Sur un centre de Raho, la reprise de Berthier frôle le montant gauche de Tchiamas (15e). Une première alerte qui a le don de réveiller les locaux. Une combinaison initiée par Diack, relayée par Ngoumé, propulse Mainemare vers le but adverse. Hélas, ce dernier ne parvient pas à contrôler le ballon pour l’exploiter correctement (25e). Alors que le chronomètre tourne depuis moins de trente minutes, Lebourg déséquilibre Berthier à 30 mètres du but défendu par Tchiamas.

Berthier se charge de tirer lui-même le coup-franc, excentré sur le côté gauche. Sa frappe à mi-hauteur transperce la défense normande et se loge dans le petit filet du dernier rempart des banlieusards rouennais (0-1, 28e).

Oissel sombre

A peine remis de ce coup du sort, les Osseliens sont à deux doigts d’encaisser un second but. Heureusement pour eux, Langlois met un terme à la contre-attaque de Coulibaly (30e). Si à la réception d’un centre d’Abdelmoula, Ngoumé se montre maladroit dans le dernier geste (37e), Noël se montre en revanche beaucoup plus réaliste. D’un tir de 20 mètres, il trompe Tchiamas pas exempt de tout reproche, pour donner un avantage substantiel à son équipe juste avant la pause (0-2, 45e). Après le repos, les locaux reviennent sur la pelouse avec un nouvel équipement. Ayant troqué leurs couleurs (bleu) habituelles pour un ensemble orange fluo du plus bel effet. Ce changement de « costume » n’aura aucune incidence sur le rendement de Ngoumé et ses coéquipiers. Pire, au plus fort de leur domination, les protégés du président Jean Degenaers se feront surprendre en contre à dix minutes du coupe de sifflet final. Une contre attaque conclue par Antoine à la tombée d’un centre venu de Chérifi sur le flanc droit (0-3, 79e). La réduction de l’écart par l’intermédiaire de Surville auteur d’une frappe lourde en pleine lucarne (1-3, 80e) ne sera qu’anecdotique.

La fiche technique

A OISSEL, NOISY-LE-SEC BAT OISSEL 3 à 1 (0-2)
Arbitre : M. Liegault.
Spectateurs : 100.
Buts pour Oissel : Surville (80e) ; pour Noisy-le-Sec : Berthier (28e), Noël (45e), Antoine (79e).
Avertissements à Oissel : Mauger (7e) ; à Noisy-le-Sec : Moukori (24e).
OISSEL : Tchiamas – Mignot, Langlois, Sarhane, Diack – Mainemare puis Lamothe (80e), Lebourg puis Dghoughi (59e), Mauger puis Coulibaly (59e), Abdelmoula – Surville, Ngoumé (cap).
Entraîneur : Abdel Zamrat.
NOISY-LE-SEC : Messapa – Raho (cap), Makiadi, Lumon, Michaud – Cherifi puis Drame (65e), Moukori – Coulibaly puis Abda (65e), Dembelé, Berthier – Noël puis Antoine (70e).
Entraîneur : Nasser Sandjak.

CLAUDE SEVENO