« Barabadze veut rebondir »http://www.paris-normandie.fr

Il a posé son sac au CMS Oissel en toute discrétion à l’automne 2012. Sans tambour ni trompette. En provenance du FC Rouen où il avait fait quelques apparitions avec l’équipe du CFA 2 au cours de la saison 2011-2012 avant de repartir en Géorgie dans son pays d’origine. Mais à 24 ans, Mikheïli Barabadze a choisi de revenir en France pour défendre les couleurs du CMSO.
Sans aucun lien de parenté avec son homologue Guram Barabadze, ancien joueur de l’Eu FC. « En fait, c’est un ancien entraîneur du FC Rouen qui l’a orienté vers nous, explique Abdel Zamrat, le tacticien normand. Il est venu faire un essai chez nous à l’été mais il n’a pas pu être qualifié officiellement avant le mois de novembre ». Attaquant de poche d’1,77 m pour 75 kg, le natif de Tbilissi qui s’exprime uniquement dans la langue de Shakespeare n’a pas tardé à faire parler… la poudre dès sa première apparition en match officiel. Ses débuts, il les signe en inscrivant deux buts à la Porte de Montreuil face au Paris FC lors de la 9e journée. Alors que son équipe se trouve menée au tableau d’affichage (1-0) et qu’il cirait le banc de touche depuis le coup d’envoi, Zamrat décide alors de le lancer dans le grand bain à la 73e minute à la place d’Alexis Mainemare. Deux buts, l’un du pied droit et le second du pied gauche, synonymes d’une victoire inespérée (1-2).

Un renard des surfaces
Contre la réserve du FC Rouen huit jours plus tard, Barabadze entrera en jeu à la 70e minute, sans connaître la même réussite alors que ses partenaires avaient déjà enfoncé le clou face à leurs voisins rouennais en ayant déjà trouvé le chemin des filets à cinq reprises avant sa rentrée sur le terrain.

Ce soir à Evry, en match en retard de la 11e journée, initialement programmé le 15 décembre, Barabadze sera à nouveau assis sur le banc au début de la rencontre « C’est un droitier, mais habile des deux pieds. C’est aussi un vrai renard des surfaces. On ne le voit pas beaucoup dans le jeu mais il sait se montrer efficace en étant posté au bon endroit au bon moment. Un vrai finisseur qui sent les coups. Un profil de joueur qu’on n’avait pas actuellement. »
C. S.