« On a grillé nos jokers »www.paris-normandie.fr

En revenant de Corse le week-end dernier avec le partage des points (0-0), le CMS Oissel a, en partie, laver l’affront du match aller après une lourde défaite (0-4) concédée au stade Marcel-Billard. Pour le capitaine osselien Georges Ngoumé, ce résultat peut et doit servir de déclic pour une série positive d’ici la fin de la saison.

Pouviez-vous prétendre à mieux sur l’île de Beauté ?
Georges Ngoumé : « Honnêtement, on n’éprouve aucun regret, surtout qu’on a donné tout ce qu’on avait. Ce fut un match équilibré d’autant qu’en face il y avait onze joueurs au statut professionnel donc quatre couchés sur la feuille de match de l’équipe fanion la veille pour le derby avec Ajaccio en L1. »

Aucune occasion nette à porter à votre crédit ?

« Nous avions encore en tête le souvenir de la défaite du match aller. D’où une certaine frayeur de ne pas revivre un scénario identique. A l’exception d’Alexis (Mainemare) et moi-même par excès de précipitation et d’un mauvais choix, nous avons été un peu timides offensivement. »

Peut-on envisager de votre équipe, une fin de saison, en boulet de canon ?

« Maintenant que nous avons grillé tous nos jokers, la moindre défaite est interdite en espérant quelques faux pas des équipes qui nous précèdent au classement. Et avant les deux derniers matches de la saison contre Fleury-Mérogis et Sannois/Saint-Gratien qui pourraient s’avérer décisifs. Le nul ramené de Bastia nous a redonné de la confiance. »

Donc, vous vous déplacez ce week-end à Chartres avec détermination ?

« Oui, mais attention, car on risque de se mesurer à une équipe revancharde après le nul (1-1) du match aller qu’ils n’avaient pas digéré. Ils avaient crié à l’injustice, au scandale et que l’arbitre s’était montré injuste à leur égard. Ce match s’annonce compliqué car Chartres est aussi en course pour la montée. »
PROPOS RECUEILLIS PAR C. S.

CE SOIR à 18 h

Absences : Ba, Corbard (choix de l’entraîneur), Lederne, Emmanuel, Barabadze (reprise) à Oissel.
Entrée : Devassy (choix de l’entraîneur) à Oissel.
OISSEL : Lacaille – Lequang, Sarhane, Delesques, Diack – Travailleur, Mauger, Lebourg, Abdelmoula – Ngoumé, Coquio.
Remplaçants : Tchiamas, Surville, Devassy, Mignot, Mainemare.

Sophie : « Pas un écart de fou »www.lechorepublicain.fr

Habitué au banc, Nicolas Sophie, (re) découvre le plaisir de jouer. Il sera encore titulaire ce soir contre Oissel. À 32 ans, le milieu de terrain a fait un vœu : monter en CFA et… fêter son jubilé.
Interview

Nicolas Sophie n’aime pas se mettre en avant. D’autres le font pour lui. À l’instar de son entraîneur Manuel Abreu, qui le cite en exemple pour son état d’esprit. Le Guadeloupéen est un serviteur de l’ombre. Il ne rechigne jamais. Et pourtant, il aurait pu avec sa condition d’éternel remplaçant au FC Chartres. Que le club profite de son dévouement. Cette saison pourrait être la dernière à ce niveau du grand « Nico ».

Face à Oissel, quelle serait la meilleure réponse à apporter à la défaite survenue à Sainte-Geneviève ?
Une victoire à la maison ! On a pas mal dominé le week-end dernier, sans la mettre au fond. Eux, ils ont trois occases et ils en inscrivent deux. C’est sévère.

L’absence de Mickaël Paupin a-t-elle été préjudiciable ?
Non, je le répète, on a passé le plus clair du temps dans leur camp. Micka a une grosse activité sur son côté. Il est rarement pris à défaut. Mais on a fait un bon match. On est quand même heureux qu’il revienne.

Quels souvenirs gardez-vous du match aller à Oissel (1-1) ?
Leur gardien nous en avait sorti deux ou trois belles. C’est une bonne équipe, ça joue bien au ballon.

Nous pensions à l’arbitrage, défavorable…

Oui, c’est vrai. Mais il fait partie du jeu, on l’a constaté à Moissy.

Le jeu, vous l’avez souvent vécu du banc. Comment accueillez-vous votre nouveau statut de titulaire ?
J’aurais préféré l’obtenir dans d’autres circonstances. Si Jean-Marc (Oroque) avait été en méforme… Mais, là, une blessure ! Ce n’est pas trop grave, encore heureux. Je suis, malgré tout, content de jouer, parce qu’il n’est pas facile d’être remplaçant. D’attendre que la roue tourne. Et, le cas échéant, de repartir le lendemain avec la réserve.

Comment faites-vous pour ne pas perdre patience ?

Je me dis qu’il y a pire que moi. Je suis dans le groupe. D’autres n’ont pas cette chance.

Vous n’en avez jamais eu marre ?
Franchement ? Si ! C’est dur… Je me sens encore capable de jouer à ce niveau, même si la concurrence est forte cette saison et que l’équipe tourne bien. Partir ? J’y ai pensé, mais dans le coin, il y a quoi ? Et puis, Chartres est un club où je me sens bien. Je suis là jusqu’à fin mai. Pour la suite, on verra. Je commence à me faire vieux et, peut-être, qu’il faudra laisser la place aux jeunes.

Si vous aviez à terminer sur une montée en CFA…

(Il coupe). Ce serait top ! Ça va être compliqué, mais il n’y a pas un écart de fou avec la tête. Il faut tout donner et ne rien regretter. Si on monte, je pourrais fêter mon jubilé.

Philippe Provôt