Oissel s’envole, Rouen s’enfonce – www.paris-normandie.fr

Jean-Marc Sabbatini y croyait en ce derby face à Oissel. Il devait être le « match du rachat », la rencontre qui permettrait à son équipe de se relancer quatre journées avant la fin et à lui de s’éviter quelques sueurs froides à l’attente des résultats des poursuivants dans la course au maintien. Pourtant samedi, il allait une nouvelle fois assister à la défaite de ses joueurs par le plus petit des scores malgré une entame quasi parfaite. « Il manque ce but dans le premier quart d’heure qui peut tout changer. On se montre entreprenant, on se crée les opportunités de prendre l’ascendant tout de suite sur le match et on semble surpris de recevoir un centre alors qu’on doit être réactif. » C’est d’autant plus dommageable que les occasions étaient franches. Par deux fois Théo Gabé manquait d’ouvrir le score. Après une bonne relance amorcée par Yandza côté gauche, il héritait d’un bon ballon, frappait fort mais ne faisait trembler que le poteau (7e). Trois minutes plus tard, il restait collé à la pelouse et voyait un très bon centre de Koné lui filer sous le nez.

Morris évite la déroute
Il n’en fallait pas tant pour remettre les joueurs d’Abdel Zamrat dans le bon sens. Réalistes, ils ouvraient le score par l’intermédiaire de Travailleur d’un ballon piqué par-dessus Morris (27e) : « On connaissait les qualités techniques et offensives des Rouennais. On a su leur opposer un bloc défensif toute la partie et trouver des solutions en contre. Sans un très bon gardien, on aurait pu repartir avec un ou deux buts de plus. » Le gardien des Diables rouges évitait le désastre à plusieurs reprises lors de la seconde période. Devant Coulibaly, il détournait sur le poteau, la balle lui retombait dans les gants (49e). D’une manchette réflexe, il repoussait ensuite une tentative au point de penalty de Coquio (61e). Il s’interposait une dernière fois devant Travailleur lancé pleine vitesse vers sa cage (75e). Oissel s’imposait 1-0 sans mériter non plus. Abdel Zamrat voyait « l’avenir dégagé encore un peu plus avec ces quatre points » quand Jean-Marc Sabbatini concluait sur une évidence qui semblait en dire long sur son sentiment d’abattement : « Difficile de gagner si on n’arrive pas à en mettre une au fond… »