Raynald Bertin a décidé de quitter le CMSO pour devenir entraîneur du Stade Sottevillais (DHR). Le fidèle lieutenant d’Abdel Zamrat revient pour nous sur ses sept années passées au sein du club et explique les raisons de son départ.

RAYNALD BERTIN – Entraîneur-adjoint du CMS Oissel

Peux-tu nous en dire un peu plus sur les raisons de ton départ ?
« Sotteville (DHR) m’a contacté à la fin de la saison pour me proposer de devenir entraîneur principal du club durant trois saisons. C’est une bonne opportunité pour ma carrière d’entraîneur et j’ai donc décidé de répondre favorablement. »

Que retiens-tu de ton parcours comme joueur (gardien de 2006 à 2009) ?
« J’en retiens du bon et du moins bon. J’étais la doublure de Ghyslain (Tchiamas).
L’année où l’on se sauve en CFA2 sur un match de barrage face à Saint-Amand a été pénible à vivre. Par contre, j’ai vécu de bons moments lors de ma dernière saison lorsque nous avons joué les premiers rôles. Finalement, nous n’étions pas parvenus à finir champions et c’est Marck qui accédait au CFA. »

Depuis 2006, tu as traversé les tempêtes et les épisodes plus heureux du CMSO. Tu as par exemple fait l’intérim à la tête de l’équipe première et à pied-levé. Dans quelles conditions ?
« Je n’ai pas eu vraiment le temps de réfléchir. Au 1er juillet, j’étais nommé entraîneur-adjoint de Patrice Heaulmé et au 1er septembre, on me demandait de reprendre l’équipe, car Patrice était malade. C’était loin d’être évident à gérer surtout que je venais d’arrêter ma carrière de joueur la saison précédente. »

Tu as été l’adjoint de P.Heaulmé puis celui d’A.Zamrat. Comment se sont passées ces collaborations avec ces deux entraîneurs si différents ?
« J’ai connu Patrice davantage en tant que joueur, car il a arrêté deux mois après que je sois son adjoint. C’est vraiment dommage parce que je suis persuadé qu’il m’aurait beaucoup appris.
Avec Abdel, c’était totalement différent. Nous avons évolué ensemble en tant que joueurs. Ensuite, nous nous sommes liés d’amitié, ce qui rendait les choses bien plus faciles. On se connaissait par cœur. On formait un bon binôme avec deux caractères bien différents.

Ton meilleur souvenir au club ?
« Au-delà de l’accession que nous avions acquise sur le terrain, je retiens surtout l’aventure humaine lors de notre séjour à Bastia. Nous devions jouer le samedi mais le match avait été reporté au mercredi suivant en raison des conditions météorologiques. Nous étions donc bloqués sur place et plusieurs personnes avaient dû poser des jours de congé supplémentaires. Nous n’avions pas de ballon à disposition et devions préparer nos repas nous-mêmes. Cet épisode a permis de souder le groupe et finalement, nous nous étions imposés 1 but à 0. A partir de ce moment, nous savions que plus rien ne pouvait nous arriver. »

Et celui que tu voudrais oublier ?
« La décision de la DNCG de ne pas valider notre montée en CFA. »

Tu retournes à Sotteville, club que tu connais bien. Penses-tu revenir entrainer un jour à Oissel ?
« Si l’occasion se présente, avec plaisir. L’idée de reformer le duo Zamrat-Bertin, même dans un autre club, ne me déplais pas non plus.

Un mot que tu souhaiterais passer à tes supporters, qui n’en doutons pas, suivrons ton parcours à Sotteville ?
« Que je serai désormais à leurs côtés les samedis après-midi derrière la main courante en train de soutenir l’équipe fanion ! »

Propos recueillis par Romain
Photo © J.Lanier


LE PARCOURS DE R. BERTIN AU CMSO, EN PHOTOS