Et de onze pour Evreux ! – www.paris-normandie.fr

Evreux a vaincu le syndrome osselien. Invaincus depuis dix journées en championnat avant la rencontre, les joueurs de Dramane Dillain avaient-ils encore en tête la terrible défaite du match aller (1-4), le 14 octobre, dernier revers en championnat depuis plus de cinq mois ? Ou l’élimination en Coupe de Normandie face à l’équipe fanion du CMSO (1-2) il y a trois semaines ? Apparemment pas.

Sans forcer leur talent, les Eurois ont en effet livré une prestation solide de bout en bout. « J’avais pourtant quelques craintes, car cette semaine, certains se croyaient un peu trop installés sur leur place de titulaire », tempère Dramane Dillain. « Je les ai donc bougés lors de la causerie. Mais ensuite, ils m’ont agréablement surpris, en se montrant très disciplinés et parfaitement en place. »
C’est d’ailleurs au meilleur moment, alors que les hommes d’Ali Arbi semblaient requinqués, qu’Evreux fit la différence. Première véritable occasion pour l’EFC 27, corner qui s’ensuit, et Abou Sow « enfonce » le cuir au fond des filets avec sa rage habituelle, à l’issue d’un cafouillage monstre (1-0, 34e). Dans la foulée, Jérôme Larçonnier subissait un sérieux choc, synonyme d’intervention des pompiers pour l’évacuer vers les urgences : alors qu’il venait d’effectuer une remise de la tête vers son gardien, Coulibaly le percuta très en retard, le capitaine ébroïcien retombant violemment sur son épaule.

Mateus, à la Rooney…
Quelques secondes plus tard, son équipier Johnson Mateus lui rendit un peu le sourire, avec un lob gagnant de 35 mètres (2-0, 42e), non sans rappeler aux yeux du public celui réussi la veille par Wayne Rooney avec Manchester United.

Dès lors, les jeux étaient faits, et malgré une seconde période agréable, plus rien n’allait être marqué, même si Raulin (49e) et Basse (89e) côté ébroïcien, ou Angrand puis Delesques côté osselien (90e + 3), se montrèrent dangereux. « Evreux a bien joué le coup, et nous, on continue notre parcours difficile », concédait Ali Arbi, malgré le renfort de cinq éléments de CFA2 (Bezzou, Delesques, Diafuta, Lequang, Mauger), au lendemain d’un succès 1-0 en Coupe de Normandie à Quevilly décroché par une équipe A « bis ».

De son côté, « Bob » Dillain pouvait avoir le sourire. « Je suis fier des gars. Le projet du club commence à bien naître, avec un cocktail d’anciens et d’U20 formés au club comme le jeune Jean Gomis. » De quoi permettre à Evreux de battre enfin Oissel, et surtout d’être désormais invaincu depuis onze matches (5 v, 6 n).»