« « On y croyait vraiment… » » – www.paris-normandie.fr

La logique a été respectée. Le « gros » est venu à bout du « petit ». Il n’y a pas de quoi se glorifier de cette issue côté rouennais, pas plus que d’en faire un drame côté osselien. Et pourtant, c’est avec une pointe d’amertume que les joueurs et le staff technique du CMS Oissel ont quitté le stade Marcel-Billard samedi. Loin d’eux l’envie de remettre en cause la légitimité de la qualification du FC Rouen, juste l’expression d’un sentiment d’inachevé.
« Au-delà de la déception, il y a de la frustration, avouait après coup Raynald Bertin, l’entraîneur adjoint du CMS. On prend les deux premiers buts sur deux erreurs défensives. Le deuxième, avec le faux rebond devant Mathieu (NDLR : Lacaille, le gardien), nous met un gros coup sur la tête. Jusque-là, et même à 0-1, on y croyait vraiment et puis tout s’est écroulé sur un coup du sort… » Jusqu’au faux rebond fatal qui a empêché Lacaille de dégager le ballon au pied, les banlieusards rouennais avaient en effet plutôt bien respecter leur plan de bataille. « On avait pris l’option de retarder le plus possible le premier but car on savait qu’on avait des joueurs susceptibles de trouver la faille devant. On a d’ailleurs failli le faire en première mi-temps grâce à une tête de Depri qui a obligé Verger à faire une superbe parade. On savait qu’on aurait des occasions… »
Oissel en a eu d’autres, c’est vrai, mais trop tard, une fois le score acquis pour le FCR. « On en a eues trois franches en fin de match et, même si on n’est pas parvenu à revenir au score, c’est bien d’avoir sauvé l’honneur. » C’était surtout mérité…
M. R.