« La mauvaise soirée de l’USQ » – www.paris-normandie.fr

FOOTBALL. Amical La satisfaction osselienne contrastait avec la frustration quevillaise. Hier soir à Cléon, les deux équipes n’ont pas pu se départager (2-2).

«Quand on fait des cadeaux à l’adversaire, cela devient difficile de jouer au football derrière. » Régis Brouard, l’entraîneur de l’US Quevilly, était venu chercher des confirmations hier soir à Cléon. Il en est reparti avec des frustrations. La faute à une première mi-temps compliquée. « Nous encaissons les deux buts sur deux cadeaux. Je pense même que cela aurait été plus difficile de les mettre nous-mêmes contre notre camp. » Mis à mal fin 2011 en National, le secteur défensif s’est retrouvé sous les feux des projecteurs à deux reprises. Et les Osseliens ne se sont pas fait prier pour prendre les devants. C’est d’abord Mainemarre (14e) qui profitait le premier de cette soirée de Noël après l’heure. Une mésentente Beaugrard – El-Kharroubi lui permettait d’ouvrir le score. Ngoumé (30e) avait lui aussi la chance de recevoir une deuxième offrande quevillaise, ce qui avait le don d’irriter le banc quevillais, Régis Brouard en tête. « Nous en avons parlé ce matin (NDLR : lire hier matin) lors de la séance d’entraînement. Visiblement, le message a été bien compris », lançait-il non sans ironie après la rencontre. Ce début de match satisfaisait évidemment Abdel Zamrat, son homologue osselien. « Nous n’avons pas beaucoup coupé durant la trêve. Nous avons beaucoup travaillé et le contenu de ce match me convient bien. En plus, nous avons souhaité intégrer des joueurs de l’équipe réserve, qui joue la montée en DH. »

Tuta et Mallein blessés
Pour ne pas arranger les affaires quevillaises, la soirée, déjà mal embarquée, a viré au cauchemar avec les sorties sur blessure de Mallein (cuisse) et de Tuta (adducteurs) après 10 petites minutes de présence sur le terrain. « J’ai ressenti une gêne dès que j’accélérais. Je n’ai pas voulu prendre le moindre risque. En cas de rechute, j’en reprenais pour deux mois. Je vais aller voir le kiné demain (NDLR : lire aujourd’hui) pour soigner tout ça », expliquait Cédric Tuta, l’attaquant quevillais.
Le front de l’attaque de l’USQ était malgré tout bien tenu avec un John Ayina, l’attaquant à l’essai depuis deux mois issu du PSG, à la manœuvre. Si Laup (45e) avait ramené un peu d’ordre dans la maison jaune et noir peu avant la mi-temps, le Parisien a confirmé durant les 45 dernières minutes tout le bien que Régis Brouard pensait de lui. Un lob astucieux de 40 mètres qui échoue sur la barre transversale et surtout un but égalisateur (76e) plein de puissance et de sang-froid ont réchauffé la soirée quevillaise.
Il en fallait visiblement plus pour réjouir Régis Brouard. « On a repris nos marques. Ce que l’on n’avait pas encore fait. J’ai vu une deuxième mi-temps plus intéressante, plus dynamique dans les choix. Ce match était une vraie revue d’effectif pour voir tout le monde à l’œuvre. Il y a maintenant des tendances qui se dégagent. »
Les Quevillais, qui disputent un 32e de finale de Coupe de France vendredi soir à Rennes TA (DH), et les Osseliens qui accueillent Gravelines samedi après-midi (15 h) en match en retard de CFA 2, n’ont visiblement pas vécu la soirée cléonnaise avec le même plaisir.
richard avenel